Clémence Sophie de SERMEZY (1767-1850) d'après - Lot 34

Lot 34
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Clémence Sophie de SERMEZY (1767-1850) d'après - Lot 34
Clémence Sophie de SERMEZY (1767-1850) d'après Juliette Récamier Épreuve en terre cuite Daté 1886 Inscrit à l'arrière sur le piédouche : d'après Chinard ; 1805. S...[?] Louis ; 1886. Le plâtre original réalisé par Clémence Sophie de Sermez en 1805 est conservé au musée de Beaux-Arts de Lyon sous le n° d'inventaire 1989-3. Hauteur : 44,5 cm Dans la première moitié du XIXe siècle, Mme de Sermezy anima à Lyon un salon fréquenté par d'illustres personnalités. Juliette Récamier, issue d'une famille ancrée dans la bonne société lyonnaise, fréquenta le salon de l'artiste. Elle s'en souvint avec émotion dans le fragment d'une lettre adressée au peintre Richard : " les souvenirs de la société de Mme de Sermézy que vous voulez bien me rappeler, sont restés aussi chers que présents. J'ai trouvé en elle au moment de mon exil la plus bienveillante sympathie [...] ". (Desvernay, 1915, p.153) Le sculpteur lyonnais Joseph Chinard a probablement joué un rôle dans le rapprochement des deux femmes. Ce dernier fut très certainement le professeur de sculpture de Mme de Sermézy. Outre de petites statuettes en terre cuite, Clémence Sophie de Sermezy, qui ne fit jamais commerce de son art, s'illustra surtout en modelant des portraits en buste de membres de sa famille ou des ses hôtes. Ce buste à mi-corps, doit beaucoup au " grand buste " de Juliette Récamier par Chinard, en particulier dans l'agencement général de la pose. Juliette Récamier ramène délicatement un pan de son châle sur son épaule, tout en inclinant légèrement la tête sur le côté, entre pudeur et dévoilement. Clément de Sermézy évite cependant les détails trop sensuels exploités par Joseph Chinard, comme le sein nu ou le haut du dos largement découvert. L'artiste reste fidèle à l'art de son maître dans le soin porté au traitement de la coiffure : les petites mèches serpentines se répartissent artistiquement autour du diadème orné de feuillages de putti. Clémence de Sermezy reste influencée par un certain néoclassicisme, avec les yeux sans pupille, à l'antique. Bibl. : Anne Tapissier, Madame de Sermézy élève de Chinard (1767-1850), Lyon, Audin, 1936 p. 46-47 ; p. 60, n° 28 Juliette Récamier : muse et mécène, cat. exp. (Lyon, Musée des Beaux-Arts, 27 mars - 29 juin 2009), sous la dir. de Stéphane Paccoud, Paris, Hazan, 2009, p. 82.
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